Insuline GLARGINE (LANTUS®) et cancer : Des études toutes rassurantes

Après les publications de 2009 ayant évoquées la possibilité d’un risque de cancer augmenté avec l’utilisation de l’insuline GLARGINE (LANTUS®), de nombreuses polémiques ont suivi ces publications.

D’autres études sont venues infirmer ces résultats, mais des études prospectives et sur de grandes populations étaient en attente, demandées par les agences des médicaments françaises et européennes, pour permettre de clarifier la situation du risque de cancer avec cette insuline.

 

Toutes les données depuis sont totalement rassurantes. Les études les plus récentes ont été présentées au congrès de diabétologie américain du mois de juin 2012 à Philadelphie. Une étude de grande taille européenne réalisée par le Centre International de Recherche sur le Cancer à Lyon a regroupé les données de nombreux pays (Norvège, Suède, Danemark, Finlande et Ecosse).

 

Ainsi, sur 47 821 patients sous insuline, comparant la GLARGINE aux autres insulines avec un suivi à 3 ans, aucun risque de cancer n’a été noté. Deux études américaines, l’une de Caroline du Nord ayant comparée 43 036 patients sous GLARGINE et 9 147 patients sous insuline NPH, n’ont pas montré non plus de risque. Enfin, la 3ème étude du Kaiser Permanente en Californie sur 115 000 patients sous insuline, a montré des résultats négatifs en comparant l’insuline GLARGINE à la NPH. Une petite étude, l’étude Omega, mais avec une randomisation (tirage au sort) entre l’insuline GLARGINE et la NPH a montré sur 12 537 patients, l’absence de risque de cancer sous GLARGINE.

Enfin, la dernière étude française menée par la Caisse d’Assurance Maladie CNANTS demandée par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament confirme ces résultats. Elle a porté sur plus de 70 000 diabétiques de type 2 suivis en moyenne 3 ans. Cette étude de grande envergure confirme l’absence de risque de cancer pour les patients mis sous insuline GLARGINE comparée aux autres traitements.

Clairement, toutes ces études confirment ce qui avait été évoqué en 2009, c'est-à-dire après les premières publications, l’absence de risque particulier de cancer sous insuline GLARGINE, ce qui doit rassurer les nombreux diabétiques français qui reçoivent ce traitement insulinique.