La température ambiante : un effet sur la sensibilité à l'insuline

Une température ambiante plus fraîche semble stimuler davantage le tissu adipeux brun. Or, ce tissu diffère du tissu adipeux blanc car il brûle plus de calories et régule ainsi mieux le métabolisme du glucose. On en trouve surtout chez les bébés, mais il est présent chez les adultes (on l’appelle parfois dans ce cas "tissu adipeux beige").

Des expériences concluantes chez l'homme

Des expériences chez les souris avaient montré que ce tissu adipeux brun pouvait être induit par une exposition à une plus faible température. Des chercheurs australiens viennent de mettre en évidence une telle induction chez l’Homme, en soumettant cinq adultes à un protocole de 4 mois. Ces cinq patients vivaient normalement dans la journée mais dormaient à une température fixée : 24°C le premier mois, 19°C le deuxième, 24°C le troisième, et 27°C le dernier. Les scientifiques ont montré que lors de la phase la plus fraîche (le second mois), la sensibilité à l’insuline était augmentée grâce à l’apparition de tissu adipeux brun. Les niveaux des protéines leptine et adiponectine, deux marqueurs du métabolisme du glucose, correspondaient à une induction de la transformation du tissu adipeux blanc en tissu adipeux brun, transformation due à la température.

Dormir dans une pièce fraîche

C’est donc une bonne nouvelle pour tous ceux qui s’intéressent de près à leur métabolisme glucidique : on pourrait dans une certaine mesure augmenter sa sensibilité à l’insuline en dormant dans une pièce fraîche.
 


Source : Diabetes. 22 Juin 2014
Temperature-acclimated brown adipose tissue modulates insulin sensitivity in humans.
Lee P et al
.

 

Auteur : Loïc Leroux