Le manque d’oxygène des tissus gras impliqué dans la résistance à l’insuline

Chez des personnes obèses à une altitude normale, des tests montrent des marqueurs de l’inflammation, du stress oxydatif et des mécanismes de résistance à l’insuline. Une équipe de chercheurs anglais a mené une étude sur des volontaires non diabétiques participant à un trek sur l'Everest. Des résultats surprenants.

Un taux d'insuline multiplié par 3

En altitude et en situation de manque d’oxygène (hypoxie), les 24 membres du trek présentent des signes identiques aux personnes obèses diabétiques : des marqueurs du stress oxydatif, une mise en place d’une résistance à l’insuline avec un taux d’insuline et un taux de peptide C, résidu de la fabrication d’insuline, multiplié par trois.

Des tissus gras moins irrigués

Les chercheurs pensent que chez les diabétiques, le tissu gras n’est pas assez irrigué par les vaisseaux sanguins, résultat d'une hypoxie du tissu gras. Ces recherches vont donc permettre de mettre en évidence les mécanismes d’apparition de la résistance à l’insuline dans ces conditions très particulières.

Source : PLoS One.14 Avril 2014;9(4)
Effects of prolonged exposure to hypobaric hypoxia on oxidative stress, inflammation and gluco-insular regulation: the not-so-sweet price for good regulation.

 

Auteur : Loïc Leroux