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Vers un financement qui améliore la qualité et la prise en charge des patients

La Fédération Française des Diabétiques était présente à la remise du Rapport Aubert sur la « réforme des modes de financement et de régulation ». Elle a participé depuis plusieurs mois à cette réflexion en siégeant au comité scientifique. Qualité, pertinence et transparence sont au cœur de la transformation de notre système de santé.

Dès son ouverture, la Ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn a rappellé que le financement constituait un levier (mais pas le seul) de transformation de notre système de santé. L’objectif est bien, rappelle la Ministre « d’améliorer l’état de santé du patient, lui permettre d’être plus engagé dans son traitement et donc de retarder l’aggravation ou d’éviter les complications de la maladie […] Cette réforme est une opportunité pour pouvoir apporter une valeur ajoutée aux patients et aux soignants : des règles du jeu plus claires, directement liées à leurs métiers et à leurs valeurs. »

La Fédération Française des Diabétiques adhère totalement à ces propos qui font écho aux propositions issues des Etats Généraux du Diabète et des Diabétiques pour une médecine fondée sur l’humanisme. Pour rappel, nous y soulignions alors la nécessité de redonner du sens à la relation soignant/soigné et soignant/soignant.

La Fédération restera cependant vigilante à ce que l’amélioration de la qualité de vie du patient grâce à une meilleure prise en charge prime aux logiques de régulation budgétaire. Telle a été l’intervention de Gérard Raymond devant la Ministre des Solidarités et de la Santé :

« Madame la Ministre, nous serons un partenaire loyal, nous vous aiderons à réussir la transformation de notre système de santé pour améliorer la prise en charge des patients. Mais nous serons vigilants sur la qualité.
Nous sommes fiers d’avoir participé à la réfléxion de ce rapport où le diabète est et sera une pathologie expérimentale pour transformer notre système de santé. Nous sommes fiers car beaucoup de vos propositions font écho à nos 15 propositions pour une médecine fondée sur l’humanisme : forfait, indicateurs de qualité. »


Pour en savoir plus sur le rapport

1-    Le rapport pose d’abord un constat : le mode de financement actuel, reposant majoritairement sur la tarification à l’activité ne favorise pas la bonne prise en charge notamment des malades chroniques.

2-    La réforme du financement doit répondre à quatre enjeux majeurs :
•    favoriser le suivi des patients atteints de pathologie chronique,
•    améliorer la qualité et la pertinence des soins,
•    maintenir la réactivité du système de santé en responsabilisant les acteurs,
•    créer les conditions de transformation de l’offre de santé en expérimentant de nouveaux modes d’organisation.

3-    Vers des modes de financement combinés
•    Le paiement au suivi
Forfait de prise en charge à l’hôpital notamment pour les patients (#proposition 9)
Forfait de prise en charge globale des patients diabétiques en ville (#proposition 9)

•    Le paiement à la qualité et à la pertinence
Une place plus importante faite aux résultats qui importent aux patients (proposition 13)
Des soins réalisés plus pertinents et centrés sur les besoins des patients (#proposition 9)

•    Le paiement pour la structuration du service
Organiser l’offre et favoriser l’accès aux soins des populations sur les territoires (#proposition 1)

•    Le paiement à la séquence de soins
Rémunérer conjointement une séquence de soins (j’ai été opéré et j’ai par la suite une rééducation) et des acteurs qui sont aujourd’hui financés différemment

•    Le paiement à l’acte et au séjour
Il doit demeurer le mode de financement majoritaire.

Source : https://solidarites-sante.gouv.fr/ministere/documentation-et-publications-officielles/rapports/sante/article/rapport-reforme-des-modes-de-financement-et-de-regulation