Le Diabète LAB a récemment publié un nouvel article scientifique suite à une étude sur les utilisateurs de l’application mobile Ekiyou.
Il y a quelques mois, nous vous parlions d’une recherche du Diabète LAB qui portait sur une application mobile appelée Ekiyou, développée par l’entreprise DiappyMed, et qui aide les utilisateurs de stylos à calculer les doses d’insuline et de glucides pour les repas. Aujourd’hui, nous vous proposons de découvrir un article scientifique écrit pour donner suite à cette recherche dans une revue internationale.
Cet article scientifique reprend les principaux résultats déjà exposés dans notre article du Diabète LAB que vous retrouverez ici (https://diabetelab.federationdesdiabetiques.org/impact-application-mobile-ekiyou-utilisateurs-stylo-insuline/ ). Elle est complétée par une autre étude auprès de 10 professionnels de santé qui ont été interrogés sur l’application Ekiyou. , et qui perçoivent également ses nombreux bénéfices pour renforcer l’expertise des personnes utilisant des stylos d’insuline.
Pourquoi est-ce important de publier dans une revue scientifique ?
Une étude publiée dans des revues scientifiques est lue par les meilleurs experts du domaine, d’autant plus si la publication est en anglais, ce qui accroit sa visibilité. Par ce biais, nous espérons avoir un impact sur les experts du domaine, notamment les diabétologues, pour leur faire entendre votre voix et vos besoins grâce à une étude dont la qualité est reconnue.
Notre étude porte un message important à mettre en avant auprès des professionnels, et en particulier des diabétologues : à savoir que les patients doivent être libres dans leurs choix de technologies de santé. En effet, dans notre étude, nous mettons en avant le fait que certaines personnes se sentaient stigmatisées dans leurs choix de technologies par des professionnels qui ne comprenaient pas qu’un patient puisse préférer de rester au stylo d’insuline et ne pas vouloir porter de pompe. Certaines personnes sous insuline privilégient les stylos pour différentes raisons, comme le fait de ne pas vouloir porter d’appareil sur soi, de pouvoir garder la main en toutes circonstances, être libre d’alterner entre pompe et stylo selon les périodes de l’année comme l’été, etc. De multiples raisons peuvent exister, et les patients ne devraient pas se sentir stigmatisés dans leurs choix de technologies de santé. Leurs choix doivent être respectés, et le rôle des professionnels est d’accompagner les personnes concernées par la maladie pour leur divulguer des informations qui permettent de faire des choix éclairés pour eux-mêmes.
« Mon endocrinologue quand je lui ai dit que je voulais repasser sous stylo. Alors déjà il a vu que j’avais pas de freestyle et ça a été pourquoi enfin presque je l’ai presque vu comme un jugement honnêtement à me dire bon ben si vous voulez rester dans les années 90, allez-y. Mais moi ça me convient donc bon, enfin à ce que je sache, c’est moi qui le fais hein ? Et quand j’ai dit que je repassais sous le stylo bon qu’est ce que j’ai pas dit ? » Amandine, 27 ans, 12 ans avec le diabète, en alternance, bac +3, DT1
« J’ai peur de perdre la confiance de mon médecin parce qu’elle va pas l’accepter (…) J’ai essayé et elle me dit non, non, c’est le meilleur choix pour vous. Voilà, il y a des gens qui en rêvent. Mais moi personnellement je veux essayer de me libérer un peu. » Abdel, 27 ans, 5 ans avec le diabète, doctorant, bac +8, DT1
Nous avons ainsi mis en avant ces témoignages dans notre étude permettant de valoriser le point de vue des patients et le principe d’une innovation qui soit accessible et qui puisse bénéficier au plus grand nombre. Le fait que l’étude ait été publié dans une revue internationale aura davantage d’impact pour faire bouger les lignes, et pour défendre le point des personnes directement concernées par la maladie.
👉 C’est grâce à votre participation à nos études du Diabète LAB que nous pouvons améliorer la connaissance de votre vécu, défendre votre point de vue et mieux vous informer et vous accompagner, merci !




