Diabète : une surexposition des migrants

L’Institut de Veille Sanitaire a publié mi-janvier un bulletin épidémiologique sur la santé et le recours aux soins des migrants. D’après ce bulletin, les populations venant des pays du Maghreb seraient deux fois plus exposées au diabète que les autres et notamment les femmes maghrébines immigrées en France.

« Selon les données recueillies en 2002-2003 dans l’Enquête décennale santé, portant sur un échantillon de plus de 35 000 personnes résidant en France métropolitaine, la prévalence du diabète traité pharmacologiquement ou non était estimée à 7,5% [7,0%-8,0%] chez les personnes âgées de 45 ans ou plus, originaires de France et 14,0% [9,9%-18,0%] chez celles originaires d’un pays du Maghreb et résidant en France. Ces différences étaient davantage marquées chez les femmes (16,6% versus 6,5%) que chez les hommes (12,1% versus 8,6%). »

Et pourtant, l’obésité (facteur de risque du diabète) est moins fréquente dans ce cadre, d’après l’InVS, cela pourrait être dû à l’importance du facteur génétique ou il pourrait s’agir d’une autre forme de diabète.


« Les personnes diabétiques originaires d’un pays du Maghreb étaient moins souvent obèses (33% versus 42%) que celles originaires de France. Elles déclaraient davantage de complications ophtalmologiques à âge, sexe, ancienneté du diabète, traitement antidiabétique et catégorie socioprofessionnelle équivalents. »

Conclusion

Cette étude montre la complexité du diabète et ses multiples causes (hérédité, obésité...) et confirme la nécessité de ne pas stigmatiser les personnes diabétiques en les rendant responsables de leur diabète.

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