« Diabétique recherche médecin »

Le Conseil national de l’Ordre des médecins a publié comme chaque année les atlas régionaux de la démographie médicale. Ces atlas dressent un bilan de la présence et de l’évolution des différents praticiens médicaux dans les régions françaises. Face aux résultats inquiétants et alarmants de ces cartographies, la Fédération française des diabétiques ne peut pas rester indifférente.

Des diabétiques sans diabétologue

La Creuse et l’Yonne sont dépourvus de médecins spécialistes en endocrinologie. Ces territoires ne sont pas pour autant dépourvues de diabétiques ! Si la Fédération Française des diabétiques est présente sur ces territoires pour défendre, prévenir, accompagner et informer, une présence de spécialistes est indispensable !

Une accessibilité restreinte à des soins de proximité

Le diabète est une pathologie chronique complexe qui nécessite un suivi médical pluridisciplinaire. Le nombre restreint de spécialistes – ophtalmologues, cardiologues ou néphrologues -  dans certains territoires nuit à une prise en charge globale de qualité. Cette accessibilité restreinte à des soins de proximité a déjà conduit 15 %  des Français à renoncer à se soigner et à de nombreuses hospitalisations. Cela n’est plus acceptable !

Il faut agir…

Alors que le projet de loi de financement de la sécurité sociale, notamment la protection universelle maladie vient d’être voté, comment est-il encore possible d’accepter de telles disparités et de telles inégalités territoriales ? L’universalité des droits, ne suffit pas, la Fédération Française des diabétiques réclame également des soins de proximité et de qualité. L’ensemble de la population doit pouvoir se soigner, et pour cela tout le monde doit pouvoir consulter de manière égale et équitable des professionnels de santé.

 

Pour 100 000 habitants, il y a :
- 0 endocrinologue en Lozère, Creuse et Yonne alors que les Hautes-Alpes ont 4,9 endocrinologues pour 100 000 personnes et que Paris en possède 8,8 pour 100000 habitants.
- 3,1 ophtalmologues en Creuse contre 7,7 en moyenne sur l’ensemble du territoire français.
- 3,1 spécialistes en cardiologie et en maladies vasculaires en Creuse contre 9,1 en moyenne sur le territoire français

Sources :

https://www.conseil-national.medecin.fr/node/1664  (pour la source CNOM)
http://www.leciss.org/sites/default/files/SondageBVA-CISS-Les-Francais-et-les-deserts-medicaux.pdf (pour les 15 % qui ont renoncé à se soigner !)