Témoignage

Jean-yves, 54 ans (60)

Après une longue hésitation, je témoigne, voulant éviter de redire ce que les uns et les autres avaient pu relater quant à une prise de conscience tardive de leur diabète. En ce qui me concerne, j'ai du mal à " encaisser " les reproches que me font les proches du type : "Avec ce que tu mangeais, ça ne m'étonne pas ! ", " T'as trop bien vécu ", " Tu t'es trop donné au travail ",... alors que ce sont ces mêmes proches qui vous invitaient à les aider, et vous ont même dit de ne pas consulter en vous lançant " on n'est pas malade, on se dit malade ".

Alors aujourd'hui je préfère rester seul à me battre pour lutter contre toutes les complications d'un diabète de type 2 non soigné et pour lequel maintenant, sans-dent, sans rein, avec une neuropathie sévère, sans acuité visuelle, bref en quittant un rendez-vous chez un spécialiste pour en retrouver un autre et m'entendre dire " c'est trop tard, ça peut se soigner mais pas se guérir, ce sont les dégâts du diabète...". A côté de ces phrases maintes fois entendues, les relevés de glycémies et injections d'insuline sont presque un soulagement plutôt qu'une astreinte à vie. Alors oui à plus d'informations sur le diabète et ses complications. A l'école, à l'époque on me disait de manger du sucre, via la médecine du travail, la pub etc...J'ai appris les gestes qui sauvent en secourisme et pas à soigner ce mal insidieux, silencieux qu'est le diabète. Finalement aujourd'hui, il me manque un spécialiste: un psychologue qui m'aide à faire le deuil d'une bonne santé en dépit de privations multiples...

 

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