Témoignage

Kat , 58 ans, puéricultrice et consultante en lactation

La découverte du diabéte a eu lieu le 6 juillet 1966 j'allais partir en vacances avec mes parents dont je suis la fille unique. Maman, secrétaire médicale, trouvait que je buvais beaucoup et en même temps, il faisait chaud et je faisais beaucoup de sport avec papa, très sportif.

Nous avons fait un test sur bandelette urinaire et aussitôt, consultation et hospitalisation : traitement à l'insuline, je m'en souviens comme si c'était hier !


Après une semaine d'hospitalisation, nous sommes partis en vacances avec un rendez-vous avec une infirmière pour les injections quotidiennes. En une semaine, maman a appris à piquer et ensemble, ils ont géré les repas avec comme nouvelle compagne, la balance !

 

Au retour des vacances, nous avons vu le professeur Aubertin à Bordeaux. Toute ma famille a suivi les régles des repas et tous ont mangé comme moi si bien que je n'ai pas de mauvais souvenirs de toutes ces années. Ensuite , il y a eu une prise en charge personnelle dès l'âge de 10 ans consécutive à un séjour en colonnie sanitaire à l'Oillet des Pins à St Georges de Didonne.
 
Mes parents pensaient que je devais avoir un métier en respectant cette maladie et m'ont inscrite en pharmacie. Diplôme en mains, je ne souhaitais pas faire ce métier, je voulais être infirmière et mes parents ne le souhaient pas du fait du rythme et de ce " foutu " diabète.


Je suis devenue infirmière en cachant cette maladie aux enseignants. J'ai excercé ce métier et au bout de 5 ans, j'ai passé le concours pour être puéricultrice en maternité et il y a 4 ans, j'ai passé le diplôme de consultante en lactation avec succès.


Je pense avoir voulu montrer que ce métier est possible même si on est diabétique et que faire des études est compatible avec ce problème. Le diabéte m'a rendu rigoureuse, exigente et sérieuse. Mes parents m'ont toujours guidé dans ce sens et ont toujours été très présents même encore !


La naissance de ma fille (alors qu'on me disait stérile à cause du diabète...) m'a redonné l'envie de me battre dans les moments de " ras le bol ". Il y a des moments difficiles mais j'ai un époux très présent et ma fille, cependant, elle a payé cher voire trop cher d'avoir une maman diabétique mais ce sera, peut être, un autre sujet...

 

Crédit photo : © Fotolia - brainsil

Photo d'illustration

Je partage aussi mon histoire

Je témoigne

Je trouve d'autres témoignages

Clément, 13 ans et demi