Témoignage

Serge, 68 ans

Diabétique de type 1 depuis 34 ans, après une vie de sportif de haut niveau (ski de fond et biathlon), équipe de France de ski de fond junior à 18 ans, équipe de France militaire (EHM Chamonix) pendant 2 hivers, avec au cours de ce séjour, passage en AFN, d’où problèmes de santé. Puis retour à l’équipe Nationale Fond et Biathlon en 1960.

Pendant  10 ans se fut des kms et des heures d’entraînement, des compétitions à partir de décembre jusqu’à fin mars. Toutes ces années sans tabac, alcool (quelques 3ème mi-temps), bref une vie la plus saine possible, avec comme cerIse sur le gâteau, les jeux Olympiques d’Hivers, Grenoble 1968.


Et puis début 70, grande fatigue et lassitude de cette vie suractive, je décide d’arrêter. Deux mois après avoir pris cette décision, contrôle médical et le verdict : glycémie de 2g5. C’est juste ça ? Un vent de révolte, de colère, d’incompréhension, et puis petit à petit l’acceptation : c’est passé. Pour me remettre de tout cela, j’ai accepté, à l’automne 70, d’encadrer la première équipe junior de Biathlon, pendant 4 ans. Mais il a fallu tenir compte de la maladie, trop de soucis, de containtes et de responsabilités, et pour mon compte personnel, beaucoup de difficultés à suivre mon traitement correctement. Heureusement que l’activité physique déployée, dans un environnement plutôt froid, m’a permis de maintenir une glycémie proche de la normale.


Vingt années ont suivi, avec des hauts et des bas, mais sans problèmes, jusqu’en 1993. Cette année là, encore une nouvelle peu rassurante : le rein droit présente de sérieuses anomalies, et le rein gauche n’assume pas le relais !...Alors, visites médicales en tous genres et conclusion : inscription au centre nationale de greffes et début 1995, la dialyse ! Encore une épreuve non prévue au programme et quelle « galère », pendant 3 ans et demi à domicile et puis l’attente, comme beaucoup de personnes dans ce cas, d’un appel téléphonique de l’hôpital où l’on doit être greffé, si tout est compatible. 5 juillet 1998, 23h30, ce fut cet appel tant attendu, puis direction Lyon et la greffe le 6 juillet dans la soirée.


Une autre vie recommence, avec d’abord une remise en jambe, des heures de marche, et le plaisir de retrouver la forme et refaire des projets. Il a fallu composer avec tous ses problèmes et le « Diablotin », comme l’a si bien nommé Stéphanie Valet dans son livre « Diabète pour la vie », est toujours un empêcheur de tourner en rond, mais avec le temps, et beaucoup de volonté et de ténacité, on y arrive.


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