Santé mobile et connectée, le diabète montre la voie

Les maladies chroniques sont aujourd’hui au cœur des préoccupations de la santé mobile et le diabète se trouve en tête de liste. Applications mobiles et objets connectés destinés aux diabétiques fleurissent peu à peu. Mais quelles en sont les réelles pratiques ? Quels usages en sont faits ?

Le Lab e-Santé et l’AFD se sont penchés sur la question avec l’étude : " Santé mobile et connectée : usages, attitudes et attentes des malades chroniques. "

Les diabétiques plus connectés que les autres malades chroniques

80 % des diabétiques sont aujourd’hui équipés en smartphones et en tablettes et si les 25 à 34 ans sont ceux qui en possèdent le plus (63 %), on remarque que les plus de 80 ans ne sont pas en reste. Ils sont en effet 20 % à posséder à la fois tablette et smartphone.
Parmi ces 80 %, l’étude montre que ce sont la moitié d’entre eux qui ont déjà téléchargé une application mobile de santé. Un résultat impressionnant si on le met en parallèle avec celui de l’ensemble des malades chroniques qui descend alors à 15 %. Mais les diabétiques ne font pas que télécharger ces applications. Ils les utilisent ! Plus de la moitié d’entre eux estiment aujourd’hui qu’elles leur sont indispensables pour gérer leur pathologie.

Un engagement crucial de la part du médecin

La méconnaissance des outils est évoquée comme un frein par les non-utilisateurs d’applications mobiles de santé dans 29 % des cas. Toutefois, celle-ci soulève l’importance de l’implication du médecin car plus de la moitié des non-utilisateurs se déclarent prêts à télécharger une application si elle leur été conseillée par un professionnel de santé. Il apparaît donc nécessaire que le médecin ait un rôle dans l’appropriation de ces outils par les diabétiques, d’autant plus que 5 utilisateurs sur 10 ont déclaré en avoir parlé avec celui-ci.

Du côté des objets connectés, encore peu d’utilisateurs

Si l’utilisation des objets connectés reste à ce jour plus isolée – seulement 2 diabétiques sur 10 sont équipés d’un objet connecté de santé –, les diabétiques se déclarent pourtant prêts à les adopter dans l’année à venir (dans 60 % des cas). Le glucomètre connecté se trouve être l’objet connecté le plus plébiscité par les patients atteints de diabète. Il représente en effet près de 30 % des achats mais aussi 64 % d’intention d’équipement auprès des sondés qui n’ont pas encore sauté le pas.

En résumé, la santé mobile et connectée est d’ores et déjà une réalité pour les diabétiques. Il est certain que les années, les mois même, à venir verront de nouvelles applications mobiles et de nouveaux objets connectés arriver. Espérons qu’ils soient accessibles au plus grand nombre.

 

A propos de “Santé mobile et connectée : usages, attitudes et attentes des malades chroniques • enquête Le Lab e-Santé, juin 2015”
Réalisée par l’association le Lab e-Santé, cette enquête, auto-administrée sur le web, s’est déroulée du 20 février au 20 mars 2015 et a été soutenu par les associations de patients ACS France, AFD 75, ANDAR, Fédération Française des Diabétiques, LMC France, Renaloo, Vivre Sans Thyroïde, Doctissimo et les membres du Lab e-Santé. Parmi l’ensemble des répondants, 2 226 répondants ont été retenus pour l’analyse (personne de 18 ans et plus, résidant en France, et touchée par une maladie chronique.) dont 532 personnes diabétiques.

 

Source : Lab e-Santé

Créée en 2002, l’association Le Lab e-Santé (anciennement Isidore Internet et santé) a la volonté de rassembler et d’encourager tous les acteurs de la santé afin de donner de la visibilité au monde « digital santé » en perpétuel questionnement et de produire des positions bienveillantes. Pour ce faire, Le Lab e-Santé a élargi la base de ses membres et intégré sous forme de collèges tous les grands acteurs de la communication santé : un collège de professionnels de santé, un collège de représentants d’associations de patients et d’accompagnants et les organismes institutionnels en 2014.