Témoignage

Jean-Pierre, diabétique de type 2, 56 ans

« Le diabète est une maladie insidieuse à deux titres : elle ne fait pas mal et ses conséquences, qui sont irréversibles, ne sont visibles qu’à long terme. Ainsi, un retard dans la découverte implique un retard dans le traitement.
 

Pour moi, un premier retard a eu lieu, il y a 27 ans, lors d’une visite médicale. La petite bandelette a révélé du sucre dans les urines. En accord avec le médecin, j’ai réduit, voire supprimé, le sucre dans ma consommation car il semblait que le problème n’était que le sucre. En revanche, j’ai continué à organiser des repas d’affaire, à trop manger et surtout trop gras, à boire de l’alcool et des sodas, à ne pas faire d’activité physique...


Dix ans plus tard, lors d’une autre visite, la bandelette a de nouveau révélé la présence de sucre. J’ai été dirigé vers mon médecin de famille pour un dépistage du diabète. Les résultats sont tombés : DIABÉTIQUE !


À l’hôpital, on m’a expliqué que le premier médicament contre le diabète de type 2 est de pratiquer une activité physique et de manger équilibré.


Bien que je ne sois pas toujours un patient consciencieux, depuis le diagnostic, j’ai adapté mon comportement et les médecins mon traitement. Je pense que j’aurais pu commencer 10 ans plus tôt.

Je dois témoigner de l’importance de la médecine du travail dans l’anticipation du diagnostic. Elle m’a permis de ne pas perdre plus de temps pour commencer mon traitement car je n’avais pas de signes extérieurs qui m’auraient permis de m’en rendre compte ou, comme je n’étais pas informé, je ne savais pas les décoder. »

 

Crédit photo : © Les films du Bosco

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